Référence :78409

Les Idéales. Poésies. E.O.

Olinde Pétel (Châteauroux, 14 juin 1836-19 avril 1897),

Paris, Michel Lévy Frères, Libraires Editeurs, 1858, in-8, 125x190 mm, élégant demi-chagrin taupe, dos à cinq nerfs, titre à l'or, tranche de tête dorée, couverture conservée, 356 p. Reliure au monogramme (fer gravé) de Jules Clarétie en pied. Exemplaire enrichi de documents originaux montés sur onglet, rassemblés en partie par Georges Lenseigne, qui fréquentait Olinde Pétel à Châteauroux les dernières années de sa vie. Quelques vers traduits d'O. Pétel avaient été remarqués et publiés dans Le Mousquetaire par Alexandre Dumas en 1854. D'après les biographies berrichonnes, O.P. serait devenu le secrétaire particulier d'A.Dumas, avant de devenir son gendre en 1856 en épousant Marie Alexandrine Dumas. Au bout de cinq ans, suite au tempérament instable d'O. Pétel, Marie Dumas engage une procédure de divorce et le couple se sépare en 1861. En 1890, O. Pétel se remarie in extremis avec Eugénie Desdoits "en même temps que le prêtre lui donnait l'extrême-onction". Après le décès de son épouse, O. Pétel mène une vie de reclus, avec des troubles psychopathologiques grandissants. Seul son ami et confident Georges Lenseigne, amateur d'art et protecteur de jeunes talents, lui rend visite. C'est après sa mort qu'il a pu réunir et recopier les lettres jointes à l'ouvrage.

Les poèmes Les Idéales sont précédés de Traductions : Les Bucoliques, Virgile. Les Idylles, Théocrite. Les Poésies, Sapho. Les Messéniques, Tyrtée. Quelques Pièces diverses. Sont reliés au corps d'ouvrage, entre la couverture et la page de titre : une carte de visite italienne d’O.P. (Marie Dumas et O.P. ont voyagé en Italie pour leur voyage de noces). - Un portrait d’O.P. - Une photographie de sa seconde femmme, Eugénie Blanche Amélie Desdoits 1868-1890. - Une photographie de Marie Dumas, par l'Atelier Disdéri et Cie, sous forme de portrait-carte. - Une virulente lettre (copie) de Dumas Fils à sa Soeur Marie datée du 14 mars 1871, la blâmant pour son comportement et l'usurpation du nom de son père, se faisant appeler "Alexandrine Dumas" - Une lettre de Georges Lenseigne du 22 avril 1897, destinée à Mme de Hauterives, niece de O.P, contenant le poème manuscrit (recopié) du 4 juillet 1896 dédié à Alphonse (Girard) de Vasson (1833-1900) - Une lettre de Georges Lenseigne du 22 avril 1897 au destinataire, non mentionné, que l'on devine être Jules Clarétie - Une seconde lettre à Jules Clarétie (administrateur de la Comédie Française de 1885 à 1915)- Un avis de décès et un Souvenir pieux de Eugénie Desdois - Un avis de recherche pour "Louise Matile" (à élucider) - Le poème imprimé "Adieux à Jérusalem". Reliure signée FRANZ, dont l'atelier fondé en 1872, au 80 Boulevard Malesherbes était alors voisin de la maison d'Alexandre Dumas.

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