(PRESSE) LE MATIN. Important ensemble de 93 numéros, allant du 10 juin 1940 au 28 septembre 1940.
Paris Le Matin est le premier journal à reparaître à Paris, le 17 juin 1940, sous la direction collaborationniste de Maurice Bunau-Varilla qui le mit à la disposition des occupants allemands, surtout par anticommunisme et par admiration pour Hitler. "Le Matin, un des plus importants journaux français de la première moitié du XXe siècle, est à la fois le premier quotidien « à l'américaine » lancé en France (en 1884) et le premier titre à reparaître sous l'Occupation. Ce journal, tiré à plus d'un million et demi d'exemplaires au cours de la Première Guerre mondiale, devait révolutionner la presse française en important les méthodes du journalisme américain. Dès le départ dirigé par un affairiste sans scrupules, il devint cependant très rapidement une feuille de chantage et un organe corrompu largement discrédité. Entre campagnes de chantage et coups de bluff, grandes fêtes patriotiques et opérations philanthropiques, Le Matin se distingue de ses concurrents par son caractère outrancier et son arrogance, particulièrement après son rachat en 1903 par le légendaire Maurice Bunau-Varilla, qui dirigea le journal pendant plus de quarante ans. Propriétaire d'un grand quotidien populaire qui connaît son « âge d'or » dans les années 1900-1910, celui qu'on surnomme l' « Empereur du Matin », et dont la vénalité n'a d'égale que la mégalomanie, fait trembler députés, ministres et chefs d'État. Mais, dans l'entre-deux-guerres, l'équilibre qui avait fait le succès et la puissance du Matin est progressivement rompu. Le quotidien vire à l'extrême droite et Bunau-Varilla, plus préoccupé par ses lubies (dont la production du Synthol) que par la modernisation de son journal, précipite le déclin commercial du titre en le radicalisant. Champion du rapprochement franco-allemand dans les années trente, il met aussitôt son journal au service de l'occupant en 1940, ce qui vaut au Matin, symbole de la « presse pourrie », d'être aussitôt interdit de parution à la Libération, avant de tomber dans un certain oubli." (source Dominique Pinsolle, Le Matin (1884-1944) : Une presse d'argent et de chantage). MANQUENT les numéros du 12, 13, 15, 16 juin / 13, 23, 28 juillet / 4, 5, 10 août / 2, 3, 11, 12, 25 septembre. Ensemble en bon état.
NB. Les commandes et questions sont traitées dans les 48h, les expéditions reprendront le 23 octobre. Merci.